Beloved, de Toni Morrison

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Au début des années 1870, quelques années après la fin de la guerre de Sécession et l’abolition de l’esclavage aux Etats-Unis, Sethe, une ancienne esclave, vit avec sa fille Denver. Même si elle est libre et qu’elle travaille contre un salaire, Sethe ne mène pas une vie tranquille : sa maison est hantée par un bébé, ce qui sème le trouble dans le voisinage et la fait vivre avec sa fille dans une grande solitude. Elle croise un jour le chemin de Paul D, un des hommes qui travaillaient dans la même maison qu’elle avant sa liberté. Il vient habiter avec Sethe, et le fantôme se calme. Mais l’arrivée d’une inconnue nommée Beloved va venir semer le trouble dans cette sorte de vie de famille que Paul D s’efforçait de créer.

«She is a friend of my mind. She gather me, man. The pieces I am, she gather them and give them back to me in all the right order.»

Beloved est un livre important parce qu’il traite de sujets essentiels et permet d’avoir un nouveau point de vue sur certaines choses. Bien sûr, il ouvre les yeux sur l’esclavage et le racisme aux Etats-Unis, mais pas seulement. Il parle du pardon, du deuil, de l’influence du passé sur le présent et le futur, et de la liberté (entre autres).

Alors oui, ce sont des thèmes qui sont très intéressants, et ce roman a été mille fois acclamé – il a même gagné le prix Pullitzer en 1988 et Toni Morrison a remporté le prix Nobel de la littérature quelques années plus tard – on parle donc d’une littérature qui en impose. Et alors, qu’est-ce que ça veut dire ? Je ne suis pas partie dans l’optique « Il faut absolument que j’aime ce livre parce que c’est un BON livre. », je suis partie « Ca serait chouette d’aimer ce livre parce que je vais l’étudier pendant tout un semestre, et qu’il traite d’un bout de l’histoire des Etats-Unis que je connais et qui m’intéresse. » Mais voilà, j’en suis arrivée à cette conclusion : « Je n’aime pas ce livre, je m’ennuie. »

★★☆☆

Concrètement, si je n’avais pas eu à lire ce livre pour mes cours, je l’aurais abandonné (je n’ai aucun mal avec ça). Les sujets abordés m’intéressaient mais je m’ennuyais. Je n’ai accroché avec aucun des personnages. Non pas que je les trouve détestables ou quoi, j’étais juste complètement indifférente à leur histoire. Et puis, tout en étant proche des pensées des protagonistes, le style créait une distance avec eux. J’avais l’impression de voir les scènes se jouer loin de moi, sans même qu’on essaye de m’intégrer un petit peu à ce qui se passait.

Les phrases sont néanmoins très belles, et il y a de sacrées citations dans ce roman. Pour me motiver à le finir, j’ai regardé et lu plusieurs analyses et je trouve les enjeux importants et intéressants. Et franchement, je me sens presque mal de ne pas avoir aimé ce livre, mais ça n’a juste pas fonctionné.

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2 thoughts on “Beloved, de Toni Morrison

  1. Oula ! Honnêtement, je ne connaissais pas et à la fleur sur la première de couv je n’aurais jamais imaginé ça du tout ! C’est toute une collection de Morrison qui a des couvertures comme ça, et ce livre est sur les Etats Unis du XIXème post Sécession ? Ugh, totalement déçue. Je ne pense pas avoir l’occasion de le lire… et je crois que je vais me concentrer sur des trucs qui me tentent plus…

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