Florence Foster Jenkins, de Stephen Frears

Florence Foster Jenkins (1868-1944) était une mondaine américaine qui est principalement connue en tant que « cantatrice ratée ». Le film de Stephen Frears débute avec l’envie de Florence de reprendre des cours de chant avec un professeur illustre. Epaulée par son mari aimant, elle trouve un pianiste virtuose pour l’accompagner et décide de se produire sur scène. Florence chante avec passion et y met tout son cœur, mais elle le fait mal. Elle ne s’en rend pas compte et son entourage ne lui dit rien parce que, comme elle le répète souvent, la musique est toute sa vie.

Je ne connaissais pas du tout « Madame Florence » avant la sortie de ce film, et je trouve son histoire tellement belle et touchante. Ce qui m’a surtout poussée à aller voir Florence Foster Jenkins, c’est surtout le duo Meryl Streep/Hugh Grant, a.k.a deux de mes acteurs préférés. Comme je l’ai dit, l’histoire est très intéressante sur un ton de comédie légère, la réalisation de Stephen Frears (Les liaisons dangereuses, The Queen…) est bien évidemment de qualité bien que banale ; mais ce qui fait toute la force de ce film c’est son message et ses acteurs. Hugh Grant est juste génial, j’aimerais vraiment qu’on le voit plus maintenant que pour l’industrie cinématographique, il ne peut plus jouer que des jeunes premiers dans des comédies romantiques… Son personnage est assez ambigu au début, on ne sait plus sur quel pied danser avec lui. Est-il un vrai salaud ou juste un homme très dévoué ? Et puis au fur et à mesure, on comprend et… Ah ! Il est génial. Et puis Meryl Streep, sérieusement. Cette femme est au-dessus. Ici, c’est une mamie fantasque, très forte mais en même temps si fragile. Elle est à mourir de rire, et en même temps, elle est bouleversante. Elle est trop mignonne, et on a envie de lui faire des câlins. Elle est parfaite, c’est tout. J’ai aussi découvert Simon Helberg que je n’avais vu qu’en tant que Howard dans The Big Bang Theory, et j’ai été agréablement surprise. Même si certaines fois, il en faisait un peu trop, c’est un très bon acteur !

La conclusion de ce film est un vrai message positif, dont j’avais vraiment besoin. Après tout, peu importe ce que les gens peuvent penser, le plus important est d’être fier de soi parce qu’on a fait ce que l’on voulait de sa vie. Il faut foncer. Et s’il se trouve que l’on s’est trompé sur nos propres capacités à faire telle ou telle chose, et bien tant pis, au moins, on n’aura pas de regret, on aura donné tout ce que l’on avait pour réussir. Et ce message-là est tellement, tellement important ! Il ne faut pas avoir peur de se prendre des claques ou de tomber, parce que sinon, on ne fera jamais rien.

Tout ça me fait penser à la phrase de Bukowski : « Find what you love and let it kill you. » (Trouve ce que tu aimes, et laisse-le te tuer.) C’est ce que fait Florence avec la musique, au final. Et je trouve ça très beau de vivre sa passion à fond malgré les difficultés que la vie met sur le passage de Florence, ou de n’importe quelle autre personne, d’ailleurs. Le principal est de rester passionné en toutes circonstances.

Il est vrai aussi que cette histoire peut nous faire interroger sur un autre sujet, Est-ce une bonne chose de mentir pour ne pas vexer une personne ? Jusqu’à quel point est-ce acceptable ? Mais je pense qu’ici, il ne s’agit pas seulement de flatter l’ego de quelqu’un. Je crois surtout qu’il s’agit de cupidité, d’amour et d’amitié, tout simplement. Florence est riche, malade et également très attachante. Et je suis convaincue que dans ce film, les personnes détestables motivées par l’argent sont pointées du doigt alors que celles motivées par d’autres raisons (même si, évidemment, l’argent pèse dans la balance) sont aussi clairement montrées.

Je recommande ce film de tout mon cœur, je ne m’attendais vraiment pas à ressortir de la salle aussi chamboulée. J’ai bien sûr pleurer comme une madeleine à différents moments, mais ce n’est plus vraiment la peine de préciser ce genre de choses je pense. Je ne me suis pas étendue plus que ça sur le film en lui-même parce que je sais que j’allais trop en dire, et pour ceux qui découvriraient Florence comme moi, ça ne serait pas juste. (même si je reste persuadée qu’on ne peut pas « spoiler » une histoire vraie… Enfin bref.) Je crois que Florence Foster Jenkins est le meilleur film que je suis allée voir cette année au cinéma… au coude à coude avec The Revenant, au moins.

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