L’idéal, de Frédéric Beigbeder

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L’idéal est une adaptation de Beigbeder de l’un des ses romans : Au secours pardon, sorti en 2007. On y retrouve Octave Parango – le personnage principal de 99F, interprété ici par Gaspard Proust – reconvertit dans le mannequinat, en tant que « model scout ». Il passe donc ses journées à écumer la Russie à la recherche de nouveaux visages et ses nuits en charmante compagnie, à s’adonner à ses vices favoris. Mais un jour, il est contacté par la société de cosmétiques L’Idéal pour trouver une nouvelle égérie et son quotidien va s’en retrouver bouleversé.

Je n’ai pas lu le roman de base, je l’avoue mais Gaspard Proust en tête d’affiche, je n’ai eu que peu d’état d’âme et j’ai foncé. J’aime énormément cet homme, en tant qu’humoriste bien évidemment, et même dans ses interviews, je le trouve tout à fait fascinant. Je l’avais déjà vu en tant qu’acteur dans L’amour dure trois ans (de Frédéric Beigbeder aussi, adaptation du roman du même nom), et je dois dire que ce n’est pas la casquette que je lui préfère même s’il est très bon. Il faudrait peut-être que je le vois dans autre chose, parce que dans ces deux films, quand je le regarde, je ne vois ni Gaspard Proust, ni son personnage… Je vois Beigbeder. Je l’aime bien aussi, mais à ce moment-là, on a pas forcément envie de le voir. C’est le seul reproche que je ferai au film, et c’est le reproche qui est fait un peu partout j’ai l’impression : que c’est une œuvre un peu nombriliste. Ca ne me dérange pas outre-mesure, j’arrive à mettre ce que je sais de l’auteur/réalisateur de côté, mais des fois, c’est absolument impossible surtout pendant certaines séquences où l’apparence du personnage d’Octave s’y prête vraiment.

A part ça, L’Idéal est vraiment un très bon film que je recommande vivement. J’ai éclaté de rire à certains passages, heureusement que les seules personnes dans la salle étaient celles avec qui j’étais venue ! C’est vraiment beaucoup plus une comédie qu’autre chose, il ne faut pas s’attendre à une double-lecture trop profonde. C’est tout simplement un divertissement de qualité doublé d’une satire sur le milieu de la beauté. Bon d’accord, des fois, on attaque cette industrie au vitriol, mais c’est toujours fait avec beaucoup d’humour. Et je trouve cette vision assez fraîche. Le fait que l’auteur et le réalisateur (qui du coup sont une seule et même personne, mais j’ai déjà beaucoup trop cité son nom) fasse partie de ce genre de milieu tout en le critiquant, c’est assez typique de lui mais reste quand même assez innovant, de mon point de vue.

Et puis certaines séquences sont tellement bien réalisées qu’il serait dommage de louper ça. Tout d’abord, celle des montagnes russes qui apparaît dans la bande-annonce. Sérieusement, elle est magique ! Et ensuite celle où les personnages se rendent dans l’arrière pays russe, au bord d’une rivière où il y a de nombreuses petites cabanes en bois sur pilotis (je n’ai pas retenu le nom, j’ai pourtant fait un peu de russe mais j’ai développé une certaine allergie à cette langue, ou du moins à son alphabet!).

Alors, comme moi, foncez dans vos salles obscures, ça en vaut la peine ! L’Idéal est une bonne surprise.

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3 thoughts on “L’idéal, de Frédéric Beigbeder

  1. Ahahaha, quand j’avais vu la bande-annonce j’étais en mode “ah naaaan, encore une satyre française qui se veut drôle mais qui sera sûrement super lourde comme la bande-annonce…”
    Je ne pense pas payer pour voir un film pareil mais sûrement dès qu’il sera sur les internets obscurs !

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