Mes idées folles, d’Axl Cendres

« Peut-être que le bonheur est un moment de folie passagère ; peut-être que quand on est heureux, on devient tous des fous éphémères. »

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J’ai un peu moins lu ces derniers temps parce que j’ai attaqué Ulysses de James Joyce qui m’a littéralement épuisée. Donc j’ai eu une grosse période de vide et maintenant, je reviens dans le game de la lecture plus motivée que jamais et en ayant bien compris que ne lire que Ulysses, c’était du suicide pur et simple. C’est génial, mais qu’est-ce que ça demande des efforts de compréhension surtout qu’en plus, je ne le lis pas dans ma langue maternelle ! Enfin bref. Passons aux choses sérieuses :

Au pavillon 43, il y a un Napoléon, un Jésus et une Théière Humaine. Et, à la barre, Abel Francis Sandro, jeune psychiatre à l’alcoolémie savamment contrô [0,8 g dans le sang, jamais plus, jamais moins). Quand il ne rattrape pas les gaffes de son ami Johnny ” Rotten Watker “, Abel est obsédé par une idée folle : comprendre comment les gens marchent. Depuis son enfance à l’orphelinat, il cherche à croire en l’humanité – c’est même pour cela qu’il est devenu médecin. Mais il se rend vite à l’évidence : sa méthode ne fonctionne pas. Ce qu’il comprend des gens, c’est leurs maladies, pas eux. Alors, le désespoir te gagne. Il mettrait volontiers fin à ses jours, si l’instinct de survie, ” cette saloperie “, voulait bien le lâcher…

J’avais lu ce livre à sa sortie en 2009, à l’âge de 15 ans. Je ne lisais pas énormément à cette époque (voire pas du tout) mais je ne sais pas pourquoi, je l’avais vu à la Fnac et il m’avait intriguée. Mes idées folles est donc une histoire dite « jeunesse », ou YA. Mais franchement, les questions qu’il soulève peuvent aussi très bien concerner un public bien plus âgé. A l’époque, cette histoire m’avait marquée. Mais maintenant, à un peu plus de 20 ans… Wow.

Ce que je n’avais pas tout à fait saisi à l’époque, c’est le sujet de la dépression parce que déjà, je ne savais pas vraiment ce que c’était. Maintenant, je connais beaucoup mieux le sujet et celui des maladies mentales également. Et le fait qu’Abel ne croie pas en Dieu mais qu’il ait reçu une éducation religieuse fait qu’il ne connaît que ça et que tout ce qu’il voit passe forcément par le prisme de la religion, ce qui est vraiment intéressant.

Je trouve ça compliqué de parler de Mes idées folles sans trop en dire, parce que j’aurais envie de lire le livre et de le commenter au fur et à mesure. Ce que je veux surtout dire c’est que même si c’est une histoire sombre, elle est surtout très touchante. Abel essaye et prétend vivre à distance des autres et des sentiments, mais ce n’est juste pas possible. Quand on est humain, on ressent des choses de façon souvent imprévisible mais c’est le principal, et c’est sûrement comme ça que les hommes marchent au final.

Et puis, le personnage de Johnny est vraiment génial. C’est un enfant fragile dans le corps d’un adulte paumé et ce mélange est vraiment touchant. J’aimerais limite toute une histoire rien que sur lui :  sa candeur confrontée à un monde violent, c’est vraiment un sujet qui m’intéresse !

★★★☆

Je recommande donc vivement la lecture de Mes idées folles, peu importe votre âge. Certains passages peuvent être étranges, mais vraiment, c’est un roman qui en vaut le coup et qui ne peut pas laisser indifférent.

« Le bonheur est comme la mer, certains savent nager dedans, d’autres pas ; et si vous ne savez pas nager, vous finissez par couler. Le malheur a ceci de confortable qu’une fois que vous avez touché le fond, il n’y a pas d’effort à faire pour y rester. »

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