A Tale of Two Cities (Le conte de deux cités), de Charles Dickens

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Le récit commence en 1775, alors que Jarvis Lorry, employé de la banque Tellson de Londres, se rend à Paris pour ramener en Angleterre le docteur Alexandre Manette, ancien prisonnier, mystérieusement embastillé durant dix-huit années, et dont la fille Lucie même ignore la survie et la libération…
Sur fond de Révolution, de la boutique du marchand de vin Defarge du faubourg Saint-Antoine à la prise de la Bastille, de la résidence des Manette dans le quartier londonien de Soho à la Cour criminelle d’Old Bailey, le lecteur assistera aux complots, aux vengeances, aux procès, reflets de la vie des capitales française et anglaise en ces années de trouble.

Je le dis tout de suite, j’ai lu A Tale of Two Cities dans le cadre de mes études. J’avais très peur de lire du Dickens, et je pense que si j’avais du commencer à lire une de ses œuvres, j’aurais choisi Great Expectations ou Oliver Twist. Et bien, si je peux me permettre, ça aurait été une bien belle erreur de ma part. Déjà, parce que Dickens l’a dit lui-même, A Tale of Two Cities est la meilleure histoire qu’il ait écrite (sacré Charlie, quel vantard !). Ensuite, le fait qu’une partie de l’action se passe en France, pendant la Révolution et sous le règne de la Terreur, ajoute une nouvelle dimension à l’histoire de mon pays, et ça, c’est très très intéressant. En plus, la façon qu’a Dickens de développer ses dialogues quand les personnages qui parlent sont français est pour le coup, vraiment très intéressante. En fait, les personnages français parlent en anglais dans le livre, bien évidemment, j’imagine que sinon, les lecteurs anglophones auraient beaucoup de mal à comprendre ce qu’ils disent autrement. Mais Dickens tourne leurs phrases « à la française » ; par exemple, ils se disent « Good-day » pour se dire bonjour, ou quand un personnage dit que le soleil s’est couché, il dit : « the sun went to bed », ce qui est tout à fait français, de mon point de vue en tous cas. (Bonjour, je suis passionnée par les langues et je tombe en extase devant de tous petits détails)

Je ne vais pas trop m’étendre sur l’histoire en elle-même parce qu’elle contient tellement de retournements de situation FOUS que j’aurais trop peur de spoiler. Je ne suis pas très à cheval sur le principe de ne jamais rien spoiler blabla, mais dans ce cas-là, ce serait carrément criminel.

Juste une petite parenthèse sur le personnage de Sydney Carton, absolument antipathique au début de l’histoire, il se révèle être un personnage relativement incroyable et très moderne. C’est un homme torturé par ses démons mais qui se sait médiocre et le reconnaît. Ah bon sang, Sydney, laisse-moi te redonner le sourire !

★★★★★

Si vous avez bien suivi, je recommande A Tale of Two Cities, allez-y les yeux fermés, à genoux, en rampant, peu importe mais ALLEZ-Y ! C’est très dramatique mais certains passages sont pour le coup, vraiment drôles. Il y a une morale qui est tout à fait intéressante et bien sûr, pas si dépassée que ça. Ce livre m’a fait pleurer comme une madeleine, m’a détruite de l’intérieur mais bon sang, qu’est-ce que ça en valait la peine ! Allez, je m’en vais acheter toutes les œuvres de Dickens et me faire un T-shirt à son effigie.

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