Ghost Light (Muse), de Joseph O’Connor

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A Londres, au début des années 1950, une vieille femme se souvient de sa jeunesse de comédienne en Irlande, en s’enfonçant dans l’alcool. Cette femme, c’est Molly Allgood, fiancée du célèbre dramaturge irlandais John Millington Synge.

Je n’arrive pas à parler de ce livre. Pas du tout, du tout. J’ai l’impression de ne pas être à la hauteur parce que, de mon humble point de vue, tout dans ce livre était perfection.

Commençant à peine à me pencher sur la culture irlandaise, je ne connaissais rien de John Synge, même pas le nom. Je pense que cela n’a peut-être pas joué en ma faveur à certains moments, notamment quand il était directement question de ses pièces ; mais très honnêtement, ça n’a pas du tout empêché ma compréhension. Je pense, par contre, que ça a énormément influencé ma lecture. Parce que si j’avais su deux ou trois informations très basiques sur sa vie, je me serais alors retrouvée un peu moins (excusez le langage, mais il n’y a pas d’autre façon de le dire)… sur le cul. Le dernier tiers du roman n’a été que crises de larmes. C’ETAIT TELLEMENT BIEN. Pas forcément de pleurer, évidemment. Mais le style, les termes choisis, les dialogues, MON DIEU, les dialogues. Le style d’O’Connor est riche et intense, et nous immerge directement dans l’histoire, que ce soit dans le Londres des années 1950 ou le Dublin du début du XXème siècle. Je pense que l’effet est aussi réussi parce que d’entrée de jeu, avec l’utilisation de la deuxième personne du singulier, on est déstabilisé. C’est une écriture qui donne envie d’être savourée, comme du bon chocolat.

Ce qui est bien sûr, très intéressant, à part l’histoire d’amour de John et Molly, c’est la dimension historique et culturelle qui est rapportée dans ce roman. On se retrouve partagés entre deux milieux considérablement différents qui formaient la société irlandaise à l’époque. Elle est pauvre et catholique, lui est catholique et issu d’un milieu aisé. J’adore cette époque, j’adore ce partage entre ces deux ‘mondes’ et je dois dire que la haine de l’anglais me fait toujours sourire. (Personnellement, j’aime beaucoup les anglais, et les irlandais aussi, d’ailleurs. C’est juste qu’un irlandais qui parle d’un anglais, c’est juste formidable.)

Cette histoire m’a tellement touchée, que je n’arrive pas à m’en détacher. J’ai beaucoup de mal à passer à d’autres livres parce que je pense à Muse… Enfin, ce n’est pas tout à fait vrai : j’ai hâte de pouvoir me plonger dans l’œuvre de Synge, et surtout, celle de Joseph O’Connor !

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