The Prime of Miss Jean Brodie, de Muriel Spark

9780241956779Pendant l’entre-deux-guerres, Miss Brodie, institutrice dans une école de filles d’Edinburgh, se constitue un ‘set’ d’élèves, sa “crème de la crème” à elle. Mais l’enseignement qu’elle apporte à ses protégées ne plait guère à ses collègues. Mais Miss Brodie vit ses plus belles années et rien ne lui semble impossible.

★★★★

/!\ SPOILERS mineurs, mais spoilers quand même /!\

Ah, Miss Jean Brodie ! Quel fabuleux personnage ! C’est comme si, d’un coup de revers de main, elle avait éjecté tous les autres personnages de l’histoire. Ils ne semblent être que des pions utilisés pour mieux servir à raconter les belles années de cette fantastique Miss Brodie. Parfois à la limite du ridicule, parfois franchement malsaine dans ses idéologies et plans, mais toujours hypnotisante ! Si l’on met de c^té ses idées fascistes et son égoïsme certain, elle est la prof idéale. Un esprit libre qui se consacre à ses élèves et ouvre leur esprit sur tout un tas de sujets plus utiles les uns que les autres (comme le féminisme, par exemple). Mais le fait qu’elle soit, en fait, pleine de défauts ne la rend que plus humaine. Et ces dits défauts apparaissent vraiment quand les filles deviennent adolescente, et plus elles vieilliront, moins elles idéaliseront leur ancienne institutrice.

Le roman commence sur un ton enfantin et enjoué, tout à fait délicieux et drôle. Puis, plus les filles de la ‘collection’ de Miss Brodie grandissent, plus le ton devient sérieux bien que toujours distant et sarcastique par endroits. La narration suit plus précisément Sandy (avec notamment des passages où je me suis tordue de rire, quand l’on nous raconte les scènes que Sandy vit dans sa tête pendant qu’elle est en classe) qui restera jusqu’au bout l’une des préférées de Miss Brodie. Sandy est décrite d’une façon très peu… agréable. Tout au long du roman, le narrateur ne cessera de répéter qu’elle a des petits yeux de cochons. Ces détails ont inspiré chez moi, une gêne de départ avec ce personnage ; les petits yeux accusateurs me mettent rarement à l’aise. J’ai adoré me moquer d’elle, mais pour tout un tas de raisons, elle est le personnage parfait à suivre pour raconter cette histoire. Elle apporte une distance par rapport à Miss Brodie et est la plus perspicace des filles.

L’intrigue avance en même temps que la montée du fascisme, et la trahison de Miss Brodie survient la même année que le début de la Seconde Guerre mondiale. Je ne sais pas si un parallèle avec la guerre est possible mais j’ai trouvé ce schéma intéressant : plus l’influence du fascisme augmente en Europe, plus celle de Miss Brodie baisse auprès de sa ‘collection’ (certaines même l’oubliant complètement avant même le début de la guerre).

Le seul vrai problème de ce roman, c’est sa longueur : 128 pages dans l’édition que j’avais empruntée ! C’est très rapide, mais en même temps, pas tant que ça parce que je n’ai pas eu le sentiment que tout allait trop vite pour ma bonne compréhension… Mais quand même, j’ai tellement aimé le début que j’aurais voulu qu’il dure des pages ! Est-ce que ça veut dire que je suis encore une enfant ? :’)

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