Atonement, de Ian McEwan ou Don’t Judge a Movie by its Book

Par une chaude journée de l’été 1935, la petite Bryony aperçoit sa grande soeur Cecilia et son ami Robbie par la fenêtre. S’ensuit une scène que la petite fille ne comprend pas, et qu’elle interprétera de la plus mauvaise façon imaginable. Tout au long de la journée, des événements vont la conforter dans son idée, jusqu’à ce qu’elle commette l’irréparable…

Atonement (Expiation en français), est l’histoire d’une quête de vérité, de faux-semblants et de vies déchues. :sortez les mouchoirs:

★★☆☆ 

Revue 100% spoilers, donc si vous n’avez ni lu le livre ni vu le film, PASSEZ VOTRE CHEMIN. Je ne plaisante pas. Du balai !

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Maintenant, je peux me laisser aller : OUI, j’ai vu le film avant de lire le livre. OUI, il ne faut jamais faire ça. Mais je ne me suis rendue compte qu’après que le film était adapté d’un livre, alors chut.

J’ai bien aimé le film de 2007, réalisé par Joe Wright avec Keira Knightley et James McAvoy. La photographie est juste sublime. Et j’ai versé toutes les larmes de mon corps à la fin, avec ce retournement de situation auquel je n’étais pas du tout préparée et qui m’a fait faire une tête comme ça (avec des larmes en plus).

Après avoir lu le roman, je l’ai fermé et directement rangé dans ma bibliothèque puis suis partie continuer de vivre ma vie. CE N’EST PAS NORMAL. Je venais quand même d’être témoin d’une histoire d’amour qui avait tourné court, parce qu’une petite ‘peste’ avait décidé un jour de mentir et de détruire la vie d’un homme. Cecilia et Robbie sont morts chacun de leur côté alors qu’ils étaient sensés être ‘Meant to Be’, tu vois ? Et bien, je suis restée de marbre devant tout ça. Mais pourquoi ?

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Et bien premièrement, parce que les premières deux-cent premières pages du livre ne raconte qu’UNE journée.

Qu’ensuite, cette histoire d’amour ne m’a pas semblé vraisemblable une seule seconde. Cecilia et Robbie sont autant faits l’un pour l’autre que Michael Fassbender et moi malheureusement. Ce qu’ils ressentent l’un pour l’autre est un fort désir, c’est certain. Mais de l’amour ? Ce n’est pas du tout ce que j’ai ressenti. J’ai beaucoup de mal à mettre des mots dessus, mais on va dire qu’avec la relation de Robbie et Cecilia, je sentais trop l’auteur et je voyais trop les ficelles du travail de fiction. C’est un très mauvais point, cela va sans dire.

Vient ensuite le personnage de Bryony. Peut-être que c’est une peste, une angoisée du pouvoir et du contrôle, etc. MAIS elle n’a qu’une douzaine d’année. Excusez-moi, mais à douze-treize ans, je vois que ma grande soeur reçoit une lettre très très crue, je suis choquée. Je trouve ça dégoûtant et oui, je cherche à la protéger du malade qui lui a envoyé cette lettre. Et si, pour ne rien arranger, plus tard je les aperçois tous les deux dans une position étrange en train de pratiquer une activité “d’adultes”, je suis traumatisée. Et peut-être que, oui, je peux penser qu’elle n’était peut-être pas vraiment consentante. Est-ce que je mentirais pour autant à la police quand je surprends ma cousine en train de se faire violer ? Bon, peut-être pas. Mais si, dans le noir, je n’ai rien vu nettement, mon cerveau peut me jouer des tours et me convaincre d’une certaine vérité. Quand on est une enfant à l’imagination débordante, tant de choses sont possibles… J’ai été un peu mal à l’aise que l’on s’acharne sur Bryony de la sorte parce que, je suis désolée, elle avait de bonnes raisons. (Notamment le fait qu’elle était une enfant) (Sérieusement) (UNE ENFANT) (Enfin bref)

Si encore la première partie du livre, bien que longue, m’a tenue en haleine, la deuxième m’a beaucoup plus perdue. Et j’ai eu l’impression qu’elle était deux fois plus longue que la première (ce qui n’est pas le cas). Je m’ennuyais sec. Ce qui est surprenant, parce que le style de McEwan est vraiment bien (c’est pour ça que je lui mets trois étoiles, mais en, réalité, ce serait plus 2.5). Il est à la limite du un peu lourd, peut-être, mais il ne dépasse jamais cette limite donc chaque phrase reste digeste. Mais les unes avec les autres, elle forment un tout qui ne m’a pas vraiment convaincue.

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“He put his hand flat upon the surface, as though to quell it.”

Si vous avez adoré le film, je vous conseille le livre parce que c’est toujours bien de découvrir tous les détails d’une histoire que l’on aime vraiment beaucoup. Cependant, je ne le recommanderai pas en anglais à un débutant, parce que le vocabulaire est un peu élevé et la construction est travaillée. Bon, et puis si vous n’avez pas du tout ou modérément aimé le film, je pense que vous pouvez passer votre chemin et tout à fait vous en remettre.

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