Rivers of London, Ben Aaronovitch

Rivers_of_London

My name is Peter Grant and until January I was just probationary constable in that mighty army for justice known to all right-thinking people as the Metropolitan Police Service (as the Filth to everybody else). My only concerns in life were how to avoid a transfer to the Case Progression Unit – we do paperwork so real coppers don’t have to – and finding a way to climb into the panties of the outrageously perky WPC Leslie May. Then one night, in pursuance of a murder inquiry, I tried to take a witness statement from someone who was dead but disturbingly voluable, and that brought me to the attention of Inspector Nightingale, the last wizard in England. Now I’m a Detective Constable and a trainee wizard, the first apprentice in fifty years, and my world has become somewhat more complicated: nests of vampires in Purley, negotiating a truce between the warring god and goddess of the Thames, and digging up graves in Covent Garden… and there’s something festering at the heart of the city I love, a malicious vengeful spirit that takes ordinary Londoners and twists them into grotesque mannequins to act out its drama of violence and despair. The spirit of riot and rebellion has awakened in the city, and it’s falling to me to bring order out of chaos – or die trying.

L’agent Peter Grant ne croyait pas aux fantômes, jusqu’au jour où un étrange personnage lui affirme avoir assisté au meurtre sur lequel il enquête. Un témoin providentiel… s’il n’était mort depuis plus d’un siècle ! Et Peter n’est pas au bout de ses surprises : recruté par l’inspecteur Nightingale, il intègre l’unité de la police londonienne chargée des affaires surnaturelles. Au programme, traquer vampires. sorcières et autres créatures de la nuit ; maintenir la paix entre les forces occultes de Londres ; tenir à distance les divinités trop entreprenantes ; et bien sûr apprendre le latin, le grec ancien et une montagne d’incantations bizarres et pour le moins rébarbatives. Peter doit en passer par là, s’il veut un jour devenir à son tour le dernier sorcier de Londres…

★★★★☆

J’ai bien vieilli depuis la fin de la série Harry Potter, Charmed et autre Sabrina l’apprentie sorcière mais mon amour pour la magie reste, lui, absolument intact. Alors autant dire que, lors d’une énième errance dans une librairie, je me suis retrouvée nez à nez avec une couverture tout simplement sublime où il était écrit “What would happen if Harry Potter grew up and joined the Fuzz”, je n’ai pas hésité une seule seconde et j’ai craqué. Et quel beau craquage ! Enfin ‘beau’, tout est relatif. C’est tout à fait sanglant comme histoire !

De la magie bien noire qui produit des scènes de crime bien gores, des fois, ça fait du bien. (Alerte psychopathe) Ce qui m’a plu dans ce livre, c’est avant tout que la magie n’est ni innée ni immensément spectaculaire : au début de son apprentissage, Peter ne sait produire que de ‘minables’ boules de lumières. J’ai plutôt ressenti que c’est bien la magie noire qui était la plus puissante la plupart du temps, dans cette histoire. Ça ne me gêne pas, bien au contraire, parce que elle ne s’en retrouve que plus ancrée dans le réel (et OUI, j’aime me dire que la magie pourrait bien exister après tout). Il faut bien avouer que dans le ‘vrai’ monde, les ‘gentils’ ne sont pas toujours les plus forts et ne peuvent pas gagner de partout…

Une autre idée absolument géniale développée dans ce livre est celle que la Tamise soit incarnée par deux personnes représentant elles-mêmes deux ethnicités différentes. Et puis, M. Aaronovitch, quelle façon de présenter ces deux personnages ! J’ai tellement aimé ces passages que je ne serai pas contre un “spin-off” consacré à leurs histoires, de 500 pages minimum. Un café, l’addition, merci, au revoir !

Par contre, je ne recommanderai pas cette lecture à celles et ceux qui débutent en matière de lecture en anglais parce qu’il y a de nombreuses expressions un peu techniques rattachées à l’univers de la police/science et puis aussi, de ‘nouveaux’ mots concernant la magie. Mais de toute façon, il existe en VF aux éditions J’ai Lu (je l’ai acheté à ma maman, qui vient juste de l’attaquer d’ailleurs !) alors vous n’avez pas vraiment d’excuse. Voilà.

PS: J’ai commencé le Tome 2, Moon Over Soho et je dois bien avouer que je suis déjà moins emballée, mais je vous en parlerai plus précisément à la fin de ma lecture 🙂 !

EDIT : J’ai quand même oublié de deux énormes points positifs, vous pouvez m’applaudir. Le premier, c’est qu’au long de l’histoire, l’amour du narrateur pour Londres est envoûtant. Pour son histoire mais aussi pour ses nombreux petits défauts qui en font tout son charme. Et puis bon, comme j’aime Londres d’amour moi aussi, j’ai été emballée dès les premières lignes.

Ensuite, un autre point, qui réveille en moi mon âme de militante pour l’égalité; c’est que le héros est black. Sauf que ce n’est dit qu’une fois l’histoire déjà bien commencée. Ce n’est pas juste génial pour une fois de voir qu’un héros peut être de couleur sans que le racisme soit l’axe principal de l’histoire ? ET BIEN SI MES AMIS. Merci M. Aaronovitch.

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